Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Faso : nouvelle réglementation pour le commerce de l’or

L’Assemblée nationale a voté le 18 mai à l’unanimité des députés une nouvelle loi réglementant la commercialisation du métal précieux.

La nouvelle réglementation permet la création de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-artisanales (ANEEMAS) dont la mission est d’assurer la commercialisation de l’or, la première source de devise du Burkina Faso. C’est le premier pas vers une régulation et surveillance accrues dans un pays où c’était la « loi du laisser-faire » qui menait le marché.

Ainsi jusqu’à aujourd’hui, l’Etat n’avait presque aucun contrôle sur les orpailleurs et les centaines de comptoirs du pays. L’Etat Burkinabé entend dorénavant réorganiser le circuit de la commercialisation de l’or. Le secteur de l’orpaillage emploie près de 1,2 millions de personnes au Burkina Faso. Les employés du marché de l’or travaillent parfois dans des conditions dangereuses, puisque le modèle de l’exploitation artisanale domine le secteur. L’ANEEMAS a pour mission de s’engager auprès des exploitations artisanales afin d’identifier les solutions pour réduire les éboulements mortels. L’ANEEMAS a également pour mission la mise en place d’une organisation des orpailleurs en coopératives afin d’accroître la production d’or, et avoir un œil sur les activités du secteur.

Un plus grand challenge encore attend l’Etat et l’ANEEMAS : faire en sorte que les 115 comptoirs soient détenus, non plus par des expatriés, mais par les Burkinabés eux-mêmes ou par des association expatriés-Burkinabé. L’Etat ambitionne donc de reprendre le contrôle du marché de cette matière première qui se trouve être le premier produit d’exportation du Burkina Faso. Le coton étant le second.

En 2016 les recettes de l’exploitation minière s’élevaient à 189,9 milliards de Fcfa, soit une hausse de 12,8% par rapport à 2015. Pour l’année 2017, les prévisions font état d’une probable production d’or de 45 tonnes avec l’opérationnalisation de deux nouvelles mines d’or, portant ainsi à dix le nombre de mines industrielles en exploitation.

Source : La Tribune Afrique 

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