Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
L’Afrique de l’Ouest décide de lutter contre l’apatridie

Dans la région, un million de personnes sont privées de nationalité, en particulier en Côte d’Ivoire.

Lors d’une conférence ministérielle le 9 mai à Banjul la capitale de la Gambie, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a adopté un plan d’élimination de l’apatridie. En Afrique de l’Ouest, l’apatridie concerne particulièrement la Côte d’Ivoire, où vivent de nombreux apatrides provenant du Burkina Faso.  La privation de nationalité concerne au moins 10 millions de personnes. C’est en 2015, à Abidjan que les 15 membres de la Cédéao avaient reconnu «  l’apatridie comme un fléau en Afrique de l’Ouest et se sont engagés à mettre fin à ce phénomène d’ici à 2024 », ont rappelé le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et l’organisation régionale dans un communiqué  le 9 mai.

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) avait pour sa part lancé en novembre 2014 une campagne pour éradiquer l’apatridie à horizon 2014. « Un million de personnes sont apatrides en Afrique de l’Ouest », selon le haut-commissaire assistant pour les réfugiés, Volker Türk. « De plus, on estime à au moins 30 % de la population le nombre de celles et ceux qui, dans la région, n’ont pas de papiers prouvant leur identité ou leur nationalité. »

Les participants ont réaffirmé leur volonté et leur rôle : « L’Afrique de l’Ouest se pose en leader de la lutte contre l’apatridie en Afrique et dans le monde », selon le texte, publié à l’issue de cette réunion des ministres de la justice et de l’intérieur de la Cédéao.

L’ONU via le représentant régional du secrétaire général de l’ONU, Mohamed Ibn Chambas, a complété les propos en précisant quelles sont les populations qui sont victimes d’apatridie que « les femmes et les enfants souffrent tout particulièrement des situations d’apatridie, lorsque les pratiques culturelles de la législation interdisent aux femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants, surtout ceux nés hors de leur pays ». « Certaines lois sur la nationalité contiennent encore des discriminations basées sur le genre ou l’appartenance ethnique et raciale », a également rappelé Liz Ahua, représentante du HCR pour l’Afrique de l’Ouest.

Ainsi les organisations internationales font montre d’une intention ferme dans la lutte contre un phénomène sous-estimé jusqu’alors.Le plan d’action « énonce des mesures concrètes visant à tarir les sources de l’apatridie, en palliant les insuffisances des lois sur la nationalité et les défaillances en matière de preuve de la nationalité ».

Source : Le Monde Afrique

 

Réagir à cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Comité national des actions de lutte contre le travail des enfants a annoncé vendredi 16 février que la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis ont passé un accord de partenariat pour enquêter sur ''les pires formes de travail des enfants'' dans les champs de cacao. Signé entre le Comité national...
Au Togo, depuis jeudi les délégations de chacune des parties impliquées dans la crise politique qui secoue le pays depuis le 19 août 2017, se sont présentées afin de préparer le dialogue politique prévu pour le 19 février. Avant la tenue du dialogue à proprement parlé, un comité préparatoire s'est...
Alors que le leader de l’opposition Moise Katumbi demeure en exil en Belgique, le président Joseph Kabila tente par tous les moyens de se maintenir à la tête de la RDC. Le leader de l’opposition Moise Katumbi  fait face à de nombreuses rumeurs. Favori des sondages, certains souhaitent qu’il se...
TRIBUNES LIBRES
Mathias Hounkpe, actuellement administrateur du Programme de Gouvernance Politique et de...

S’inscrire à la Newsletter