Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Un referendum pour la Nouvelle Constitution mauritanienne

Le texte sera soumis à référendum « le plus rapidement possible », a annoncé le président mauritanien mercredi après le rejet du texte par le Sénat.

Le projet de révision constitutionnelle en Mauritanie prévoit notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national. Apres le rejet du Sénat, le Président a régai très rapidement. « Par ce rejet, nous sommes arrivés à une situation de blocage. Or, nous avons une porte de sortie : aller en référendum conformément à l’article 38 de la Constitution », a déclaré en conférence de presse le président Mohamed Ould Abdelaziz mercredi 22 mars.

Cet article permet au chef de l’État de recourir au référendum « pour consulter directement le peuple ». La date du dit referendum n’est pas à ce jour fixée ; Mohamed Ould Abdelaziz a cependant confirmé que le referendum serait organisé « le plus rapidement possible ».

C’est ainsi la voie choisie pour sortir du blocage parlementaire. Initialement pour être entériné, le projet de révision de la Constitution faisait l’objet de discussions au parlement, et devait être adopté à la majorité des deux tiers par les deux chambres que sont Sénat et Assemblée Nationale. Si les députés ont adopté le projet le 9 mars, le Sénat quand à lui rejeté la révision. 33 sénateurs sur les 56 qui siègent à la chambre haute, ont voté contre le projet de révision de la constitution, parmi lesquels 24 appartiennent à la majorité au pouvoir.

Mohamed Ould Abdelaziz a vivement réagi à l’annonce des résultats. Selon le Président, que des sénateurs de la majorité votent contre l’avis de leur camp traduit un « dysfonctionnement dans notre démocratie » et est « inacceptable au plan moral et éthique ». « Nous ne pouvons admettre que 33 sénateurs qui ont voté contre les amendements tiennent tout un peuple en otage », a-t-il déclaré, insistant : « Une porte de sortie existe, celle d’aller directement en référendum populaire ».

C’est donc au peuple que reviendra le pouvoir de décider de l’avenir de la Constitution de la Mauritanie.

Sources : Jeune Afrique, RFI

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