Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Bénin : Patrice Talon initie la révision de la constitution

Le projet de révision porté par le gouvernement de Patrice Talon est examiné par le parlement à partir de vendredi 24 mars. Innovation étudiée par les députés béninois : l’inscription du mandat unique.

Le gouvernement a choisi la voie parlementaire plutôt que le referendum populaire pour faire approuver et valider le projet e la nouvelle constitution. Un vote parlementaire plutôt qu’un référendum populaire. Ainsi les 65 députés du parlement monocaméral du Bénin sont convoqués en séance plénière afin d’étudier les différentes mesures qui modifient en profondeur la constitution actuelle.

Le texte de révision adopté en mars propose de modifier 43 dispositions des 160 articles de la constitution actuelle, en vigueur depuis le 11 décembre 1990. Il s’agira ensuite de faire inscrire 15 nouveaux articles dans le texte remanié de la loi fondamentale du pays. Les évolutions apportées au texte fondamental suivent trois directions. Selon le politologue Mathias Hounkpè, il s’agit de « rationaliser le système partisan, accroître l’indépendance d’un certain nombre de contre-pouvoirs comme la Cour Constitutionnelle et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, et réduire la prééminence du pouvoir Exécutif, et particulièrement du Président de la République, sur les autres institutions de l’Etat ».

Pour le gouvernement « le projet de modification vise la restauration d’un équilibre substantiel, réel et positif des pouvoirs ; la transparence dans la gouvernance économique et politique, au moyen notamment d’un régime pertinent de la responsabilité des gouvernants et d’un contrôle juridictionnel efficient ».

La grande innovation de cette révision constitutionnelle est le passage d’un quinquennat renouvelable une seule fois, à un mandat unique de cinq ans.  Cette mesure fut rappelons-le, une promesse de campagne de Patrice Talon. Les détracteurs de la démarche se font entendre, arguant de l’opacité d’un projet préparé par une commission dirigée par Joseph Djogbénou, le Garde des Sceaux. Il est reproché que texte ne soit présenté ni aux députés ni au peuple. Autre reproche à la réforme, la validation du texte devant un parlement acquis au président, plutôt que par l’arbitrage de la volonté populaire.

Les débats devraient donc être vifs avant que le Bénin ne voit approuver la nouvelle constitution. Début des discussions vendredi.

Source : La Tribune Afrique

 

Réagir à cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Afin de faire face aux nombreux défauts de paiement des exportateurs locaux, Abidjan a décidé de revoir drastiquement les conditions d’attribution des droits d’exportation de cacao pour la nouvelle campagne de commercialisation. Selon l'Agence Ecofin, qui relaie l'information, les heureux élus "devront désormais obtenir de solides engagements financiers de la part...
Le 6 juin le gouvernement sénégalais a entériné le projet de réforme du statut des écoles coraniques (daaras) en adoptant un nouveau projet de loi. L’objectif du nouveau projet de loi est très précis et ne cache pas ses ambitions. Il s’agit de donner accès aux enseignements élémentaires et créer...
Avec plus de 11 milliards de francs CFA issus de la campagne 2017-2018, la filière coton s’annonce comme un fort contributeur au budget de l’Etat. La dernière campagne de la filière cotonnière a été fructueuse. La production présentant un record de 597.986 tonnes de coton-graine. Ainsi le coton est une...
TRIBUNES LIBRES
Ancien Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du...

S’inscrire à la Newsletter