Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Niger : le gouvernement annonce le report des élections locales

Le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini, a annoncé hier que le Conseil National de Dialogue Politique (CNDP) avait acté à une date ultérieure le report des élection locales prévues initialement le 8 janvier prochain. L’opposition, qui n’a pas été consultée sur ce dossier, crie au scandale.

Le gouvernement souhaite opérer en amont une réforme du système électoral, jugé peu efficient et manquant de moyens financiers, a indiqué le secrétaire général du CNDP, Yaya Garba : « La réunion a estimé qu’il fallait faire ce fichier biométrique avant les élections locales, mais également harmoniser l’ensemble des lois électorales. »

Le CNDP soumettra donc dans les prochaines heures une nouvelle date de scrutin à la Ceni (Commission Électorale Nationale Indépendante).

Du côté de l’opposition, les visages sont fermés et colériques puisque cette dernière a tout bonnement boycotté les débats, alors qu’il s’agit du troisième report de ce type depuis moins d’un an. Seuls les membres du parti présidentiel (PNDS) et de la majorité étaient présents pour entériner cette décision.

L’opposition ne veut plus de report

Les formations hostiles au PNDS ont indiqué qu’elles ne pouvaient tolérer une fois de plus les manœuvres d’un régime qui « procède de manœuvres dilatoires pour repousser indéfiniment l’organisation des élections locales », avant d’ajouter que « cette réunion était ni plus ni moins qu’un passage en force. »

Quant à Oumarou Noma, président par interim de l’un des principaux partis non affiliés au PNDS, le Moden Fa Lumana Africa, il a également tapé du poing sur la table :

« La loi ne permet plus le report. Il faut obligatoirement tenir ces élections locales parce que nous sommes contre la désignation (en lieu et place) des administrateurs délégués (nommés par le pouvoir central) : ça c’est une façon de tuer la démocratie, de remettre en cause la décentralisation. »

L’opposition devra toutefois prendre son mal en patience car cette échéance pourrait ne pas avoir lieu avant 2020, a indiqué le technicien du ministère de l’Intérieur auprès de RFI.

Sources : Jeune Afrique, RFI

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