Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire : Barack Obama lève les sanctions

Plus de dix ans après leur instauration par George W. Bush, le président américain a voulu, en levant les sanctions contre la Côte d’Ivoire, saluer les efforts entrepris tant sur le plan institutionnel qu’économique.

C’est une consécration. Les Etats-Unis ont levé, mercredi 14 septembre, les sanctions qui frappaient la Côte d’Ivoire depuis plus de dix ans. Le président américain, Barack Obama, a relevé, dans son décret, les « progrès extraordinaires » réalisés par le pays depuis la fin de la guerre civile, en 2011. « Les Etats-Unis félicitent le peuple de Côte d’Ivoire pour sa ténacité et son engagement pour un avenir de paix, de démocratie et de prospérité inclusive », poursuit la Maison Blanche, qui revient notamment sur le succès de l’élection présidentielle tenue en octobre 2015. Les Etats-Unis félicitent également la Côte d’Ivoire pour sa gestion des flux d’armes et pour ses efforts engagés contre le trafic illégal de ressources naturelles.

« La Côte d’Ivoire a fait des progrès importants en vue de renforcer ses institutions politiques et économiques, et pour trouver des solutions aux problèmes qui l’avaient entraînée dans la guerre », a renchéri le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, Ned Price.

Les conséquences de cette décision seront importantes pour la Côte d’Ivoire, un pays dont la vitalité entraîne la croissance économique de toute l’Afrique de l’Ouest. Elle a été accueillie comme il se doit dans le pays. Mais si les personnalités politiques, dont les avoirs à l’étranger ont été bloqués par les Etats-Unis, ont de quoi se réjouir, la levée des sanctions aura une portée plus politique qu’économique. En effet, outre le gel des avoirs de certaines personnalités, les principales sanctions concernaient l’embargo sur les armes et des interdictions de voyager. Mais elles n’ont que peu impacté les relations commerciales entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis.

En revanche, la portée politique de la levée des sanctions américaines n’échappe pas aux observateurs. Elle consacre les efforts entrepris par Alassane Ouattara afin de renforcer les institutions politiques et économiques ivoiriennes et de concilier les oppositions qui avaient mené à la guerre.

Enfin, le communiqué de la Maison Blanche précise que « les défis demeurent, bien que le pays continue à aborder la question des réformes agraires et veille à ce que les avantages de la croissance économique se fassent sentir sur toute la population ivoirienne ».

Les sanctions américaines avaient été décidées par le président George W. Bush, en février 2006, à l’encontre de dirigeants ivoiriens qui s’étaient mis en travers du processus de paix engagé en 2003, et alors que la guerre civile ravageait le pays, opposant la rébellion et le président d’alors, Laurent Gbagbo.

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